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4.9.17

Geek Contest n°6 : Mythes au logis.


C'est aujourd'hui (on est le premier lundi du mois) le jour de la sixième édition du Geek Contest by Kavaliero, un truc génial et participatifs auquel les contributeurices répondent par un jeu vidéo, un film, une série, un livre et un objet ou personnage célèbre. La recette est éprouvée.
Non, si c'est génial c'est surtout parce que pour le numéro 6, Kavaliero a décidé qu'on parlerait de mythes et de divinités.
ET MOI J'ADORE ÇA ! J'ai beau être athée agnostique (=j'ignore s'il existe un Dieu et je m'en tape, croyez ce qui vous fait du bien au mental si ça vous branche), j'ai toujours trouvé les mythologies passionnantes parce que généralement bourrées de conflits personnels, de tensions dramatiques et de bonnes bagarres à l'arme blanche ! YEAH ! VIVE LE RAGNARÖK !!!

Bref, allez, GC6, c'est parti.


Jeu vidéo vidéo : Loki.

Loki est un jeu vidéo français du studio Cyanide, fondé par des anciens d'Ubisoft France et développé en 2007. C'est également un hack'n slash qui n'a pas bénéficié du succès qu'il mériterait alors qu'il est infiniment plus beau et plus intéressant que le prétendu tenant du titre moche, vieux et poussiéreux de Blizzard, Diablo 2.
Alors certes, il a plusieurs gros défauts, comme une architecture très lourde qui exige beaucoup des ordinateurs à cause du level-design (plein de maps les unes à côté des autres, au lieu d'une grande map divisée en secteurs), et une histoire qui ne se termine qu'au terme de trois parties dans les trois niveaux de difficulté, là où, chez Blizzard, tu finis le jeu une fois et après basta, ne reste que du challenge pour grosbill.

D'ailleurs dans le jeu, Thor est plus proche du bourrin Marvel que du mythe médiéval avec un char tiré par deux boucs qu'il ressuscitait régulièrement pour prouver ses dons magiques.

Mais bref, Loki, de quoi ça s'agit ? C'est l'histoire d'un dieu imprévisible et facétieux de la mythologie nordique - au hasard on va l'appeler Loki - qui décide de foutre le dawa dans le multivers. Les barrières entre les mondes sont brisées, la fin des mondes approche, et les divinités nordiques, égyptiennes, grecques et aztèques décident de choisir des champions pour régler tout ça.
Les joueureuses incarnent donc un gros balèze, un sorcier, une Amazone ou une magicienne, et naviguent d'un monde à l'autre entre Thor, Odin, Athéna, Poséidon, Anubis, Seth ou encore les ennemis jurés Quetzacoatl et Tezcatlipoca (à vos souhaits). Et autour d'eux, Fenrir le loup et Fafnir le dragon, la gorgone Méduse, le Sphinx, Cerbère...
Bref, y'a du Ragnarök et des apocalypses de partout et c'est génial.
(je réalise en écrivant l'article que j'aurais pu parler de Pandora's Box, mais il aura bientôt son article...)


Film : Moana.

J'aurais pu citer Hercule mais c'est à la fois un Disney sympa et une insulte totale à la mythologique grecque. Je crois que j'aurais pu citer des films en prises de vues réelles mais franchement, Moana domine le game.
Tou-te-s celleux qui me suivent sur Twitter le savent peut-être, j'ai adoré ce film dès que je l'ai découvert, j'en parle de temps en temps et je remets régulièrement les chansons We know the way et You're welcome pour spammer tout le monde, parce qu'elles sont géniales. D'ailleurs, tant que j'y pense :


De rien ♥
Bref, Moana c'est l'histoire, principalement, de Maui, héros mythologique fondateur de l'archipel de Hawaï, qui doit réparer ses bêtises en allant rendre à Te'Fiti, la déesse-mère, son cœur qu'il lui a dérobé - y'a rien de romantique, il lui a vraiment piqué la pierre qui concentre ses pouvoirs - tout en évitant de se faire cramer les fesses par Te'ka, un démon qui convoite lui aussi la fameuse pierre qui permet de créer la vie (probablement pour générer des légions infernales du feu de la mort ou une connerie comme ça...).
Alors au-delà du fait que le manichéisme est au chômage dans ce film, que les chansons sont trop cools, que Moana trahit un grand respect et une grande recherche des techniques de navigation par les scénaristes et animateurs, et que c'est visuellement magnifique à voir, ce dernier Disney en date est aussi à peu près aussi féministe que Mulan et Zootopia réunis. Il est porté par l'héroïne éponyme, Moana, qui est une jeune fille brave et intrépide jamais soumise au diktat de la relation amoureuse. Par-fait.


Série : Dead Like Me.

Ouais à un moment quitte à citer Bryan Fuller, autant ralentir un peu avec Pushing Daisies ^^ En plus pour le coup, Dead Like Me colle beaucoup mieux au thème des mythes et des légendes.
En effet, c'est l'histoire très contemporaine de Georgia "George" Lass (lass signifiant jeune fille en anglais ^^), 18 ans, cynique et désabusée, qui est tuée dès l'épisode 1 par la chute de la lunette de toilettes de la station spatiale russe Mir lorsque celle-ci est sortie d'orbite. BAM, un cercle de plastique qui tombe du ciel à pleine vitesse et PAF.

Là où c'est marrant c'est que George ne passe pas de l'autre côté - parce qu'on apprend plus tard qu'il y a un autre côté - mais au contraire devient une Faucheuse d'Âme, Reaper en anglais, et après avoir galéré pour obtenir un boulot naze dans une boîte d'intérim de son vivant, doit le reprendre sous une autre identité après sa mort et galérer avec un second boulot surnaturel ^^
Cette série est très drôle parce que, si elle est évidemment centrée sur la Fauche, les morts qu'on accompagne vers l'au-delà et les règles qui ça suppose, les Faucheureuses ne sont pas payé-e-s, n'ont pas de logement de fonctions et, bien que morts, doivent continuer à bosser chez les vivants pour gagner de l'argent afin de dormir et manger x)

"J'me ferais chier à mourir si j'étais pas déjà morte.", parce que George est une totale blasée ^^

Bon, il est aussi question de la famille Lass et du passé des Faucheureuses, qui ont pour la plupart eu des morts spectaculaires, mais voilà, belle déconstruction du mythe de la Mort par Bryan Fuller ^^


Livre : la Belgariade et la Mallorée.

Vous en entendrez à nouveau parler parce que dans la masse d'articles pré-vacances bloguesques que je prépare, il en sera en partie question, mais cette saga de deux fois cinq livres est une œuvre que j'adore tout particulièrement.
C'est un des monuments fondateurs de la fantasy américaine des années 80, c'est très bien écrit, drôle, épique et passionnant à la fois.

En plus les livres de la Belgariade portent des titres liés aux échecs : le Pion Blanc des Présages, la Reine des Sortilèges, le Gambit du Magicien, la Tour des Maléfices et la Fin de Partie de l'Enchanteur \o/

Bref, il est question dans l'univers de David et Leigh Eddings, les auteurs, de deux prophéties, d'un groupe de héros aussi différents qu'attachants, et surtout de dieux. La narration traite clairement de la guerre des dieux, ils sont au cœur de l'intrigue, présents parmi leurs enfants mortels et y'en a même un nouveau qui débarque à la fin de la Belgariade et devient un perso de la Mallorée ^^


Personnage célèbre : Artémis.

Artémis est clairement une de mes divinités préférées, toutes mythologies confondues (avec Athéna, Poséidon, Hermès, Surtr, Fenrir, Horus, Seth et les djinns). Dans la conception grecque antique, elle incarne la figure ambivalente de la femme à priori jeune : elle est vierge et insoumise, elle préfère la nature sauvage et les animaux à la civilisation (et la cité donc), et elle tue sans pitié les hommes qui voudraient la soumettre. Un mélange de paix écologiste et de violence à la limite de la misandrie.


Or, Artémis, c'est un des personnages principaux d'un roman que j'écrirai après Les Mille-Griffes et qui fait suite à ma nouvelle (The Legacy, toujours lisible ), intitulé La guerre anthropocène, et où les divinités grecques (donc au sens large, en passant par les sirènes, centaures et tout...) pètent un câble contre l'humanité qui pollue sans discernement depuis plusieurs siècles.
Vous vous doutez bien qu'avec un tel postulat de base, à un moment va y avoir des dégâts causés dans les forêts, une jeune déesse furieuse et de la bagarre sanglante en pleine nature... Bref, l'Artémis que je vais écrire, elle est cool, elle est enjouée et sympa tout en étant combative et puissante. Badass façon Wonder Woman, l'innocence en moins.

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